La communauté d’apprentissage, un outil de résilience

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Nouvelles technologies, nouvelles pratiques, nouvelles compétences collaboratives… le 21ème siècle a ouvert l’ère de l’apprentissage en continu. Nous n’avons jamais fini d’apprendre, parce que les terrains de jeu sont immenses et en évolution constante. Maintenant que cela est établi, reste la question du pourquoi.

Savoir pourquoi vous lancer dans une démarche d’apprentissage est un prérequis au comment : par quoi commencer, comment commencer et à quel rythme ? Nous ne prétendons pas répondre à toutes ces questions – encore moins en un article. Par contre, nous pouvons partager notre démarche qui pourra peut-être vous donner des éléments de réponse.

Apprendre est notre métier

Dans le monde de l’IT, nous sommes en première ligne des changements d’outils, de technologies et de pratiques. Le rythme est soutenu, les acteurs du Cloud pouvant sortir des centaines de nouveaux services et fonctionnalités chaque année. Comme cela ne suffisait pas, nous avons voulu nous organiser différemment. Cela s’apprend, aussi. Changer le fonctionnement de l’entreprise au quotidien, sortir du modèle établi n’est pas inné.

Au fil de nos rencontres, nous avons réalisé que les solutions se trouvaient parfois en dehors de notre écosystème naturel : faire venir dans le monde de l’entreprise des intervenants extérieurs comme des artistes ou des scientifiques nous a amené un nouveau regard sur les sujets que nous traitons, en plus de nous permettre d’étendre le champ de nos apprentissages.

Bingo, encore de nouvelles choses à apprendre ! Et maintenant, quand on nous demande ce que nous faisons au quotidien, nous paraphrasons Esko Kilpi : apprendre est notre métier.

L’humain, le premier vecteur de la connaissance

Si nous ne pouvons pas vous décrire toutes nos pratiques (certaines sont formelles, d’autres beaucoup plus floues), nous pouvons zoomer sur l’une d’entre elles : les communautés d’apprentissage. De plus en plus, nous nous appuyons sur les communautés, parce que la diffusion de la connaissance passe avant tout par l’humain.

La genèse des communautés

Quand nous avons démarré les communautés en interne, nous avions une idée simple: tout le monde sait quelque chose que les autres ne savent pas forcément. Alors pourquoi ne pas le partager ? Le format d’échange, Geek Speak, ou KM Time est né de cette idée.

Très vite, nous nous sommes rendus compte que la personne qui parle progresse : elle consolide son savoir, et elle apprend à parler en public. Et bien sûr, ceux qui l’écoutent apprennent également.

Mais pas seulement. Lors de ces sessions, il y a toujours des moments d’échange qui sont riches, des nouveaux liens se créent entre des personnes qui ne se croisent pas au quotidien. On découvre un nouvel angle pour appréhender un sujet de notre quotidien, ou une façon originale d’aborder un nouveau sujet. De nouvelles idées émergent, et surtout l’envie d’en savoir plus.

Des gains intangibles 

De ces moments d’échanges réguliers, des projets parallèles se construisent avec des personnes motivées venant de différentes équipes, différentes entreprises…Ce collectif composé d’individus aux parcours et compétences différentes crée de nouvelles richesses d’apprentissage (voir ici l’exemple d’Engie IT).

Lorsque ces personnes sont amenées à travailler ensemble, je vous laisse imaginer l’impact sur le niveau de collaboration.

Résilience

Pour l’entreprise, c’est un outil puissant : au delà de l’apprentissage collectif, c’est aussi un outil de résilience car le savoir circule.

Depuis, nous avons lancé et fait vivre plusieurs communautés. Certaines sont florissantes , d’autres n’ont pas survécu. Bien sûr, vous l’avez compris, nous avons cherché à savoir pourquoi.

Une science de la communauté ?

Construire une communauté n’est pas une science exacte, il y a toujours quelque chose d’incertain à l’alchimie humaine. Cependant, petit à petit, nous avons consolidé des savoirs autour des communautés, comment les initier, avec qui et surtout comment les faire vivre dans le temps :

  • Une communauté a besoin d’un noyau dur qui insuffle le rythme et l’énergie dans le temps. Sa composition peut évoluer mais il est indispensable.
  • La communauté doit se réunir de façon régulière même si peu de personnes sont disponibles.
  • Une communauté est ouverte à tous et il n’y a aucune hiérarchie, chacun en est membre au même titre.
  • La communauté doit laisser la place à chaque membre de pouvoir participer au choix des sujets, animer, présenter ponctuellement ou dans le durée.

Une communauté est une source d’expression, de partage et d’apprentissage. Pour que la communauté vive, il faut que les membres y trouvent une utilité  aux travers d’échanges réciproques. 

Dans un prochain article, nous essayerons de répondre à une question : sachant que la communauté vise à répondre aux enjeux de transformation de l’entreprise, est-ce qu’il faut mettre tout le monde d’accord dans une communauté pour qu’elle fonctionne ?

Pour échanger sur ce sujet et rencontrer ceux qui comme vous portent la transformation au sein de leurs entreprises, nous vous invitons au petit déjeuner Revolve :

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